Valentin Billotte
Workflow et BPM, ou comment surveiller et optimiser une biospère métier
Le nombre d'applications qui offrent un support workflow ne cesse de croitre. Ce n'est point là un effet de mode auquel essayent de répondre les édite
Par Valentin Billotte publié le 14/09/2005 à 23:35, lu 8543 fois, 5 pages
 1 | Introduction
Introduction
1.1 Workflow ? Business Process Management ?
D'une manière générale, toutes les solutions utilisées dans les entreprises aujourd'hui ont pour vocation de supporter des processus métier. Une partie de ces processus est automatisé. Une minorité de ceux-ci ne reposent que sur la communication entre applications, l'autre partie (en fait la majorité) dépend d'un facteur humain pour, initier le process, approuver des documents utilisés dans ce dernier et/ou répondre à tout événement ou situation exceptionnelle.
Il est bien sûr possible de créer une série d'étapes spécifique qu'on nomme workflow qui va décrire les activités des personnes et des solutions jouant un rôle dans le process. Une application peut alors reposer sur ce workflow pour supporter le processus métier lié. De même on parle de Business Process Management (ou BPM). Ce dernier représente un ensemble d'outils et de moyens pour représenter la capacité à décrire, modéliser, automatiser, structurer, suivre, analyser, et informatiser les processus d'une entreprise.
Le workflow couvre un large domaine d'applications. En fait, plus être plus clair, chaque fois que plusieurs personnes ou acteurs métiers coopèrent dans un but commun, en suivant une procédure établie, il s'agit de workflows.
Créer et exécuter des workflow pose de nombreuses difficultés qu'il faut surmonter. Certains processus métier peuvent prendre plusieurs heures, jours, ou même semaines pour être réalisés. Comment un développeur peut alors persister les informations sur l'état du workflow durant ce temps ? Lorsqu'un workflow communique avec d'autres systèmes dans un mode asynchrone, comment rendre plus sûr et plus simple ce type de communications ? Comment facilement permettre à un utilisateur d'une solution métier de créer facilement ses propres workflow sans avoir à dépendre d'un système particulier ? Comment lui permettre aussi de modifier en temps réel la structure du workflow ? Comment communiquer avec des systèmes distants ?
La problématique exprimée par ce qui vient d'être énoncé est complexe.La meilleure solution workflow doit y répondre de la meilleure manière possible.Cela concerne aussi bien les applications critiques répétitives telles que le traitement des prêts dans une banque ou le traitement des sinistres dans une compagnie d'assurance, que les applications versatiles occasionnelles comme la gestion d'un projet.
Les classifications traditionnelles du workflow distinguent les applications d'état ou ad-hoc des applications de production ou séquentielles. La première classe demande avant tout de la flexibilité tandis que la seconde, plus structurée, demande avant tout de la performance. En fait, la plupart des workflow séquentielles ont besoin de flexibilité pour traiter les évènements, tant dit que les workflow d'état demandent souvent une coordination rigide avec des acteurs extérieurs.
1.2. Les avantages des workflow et du BPM associé ?
Le rôle du moteur de workflow :
Assigner aux acteurs des processus, des activités, selon les règles métier complexes définies par l'entreprise.
Donner la garantie, la fiabilité et la sécurité des données.
Permettre l'intégration avec les systèmes existants.
Aider à l'ouverture d'interaction entre les experts métier et les experts informatiques.
Permettre la modélisation graphique des processus.
Pouvoir modifier les processus en temps réels.
Le tout doit donner comme résultat :
Un contrôle une surveillance accrue des processus de l'entreprise.
Une évaluation de l'efficacité des processus facilitée.
L'anticipation des blocages et des dysfonctionnements.
Le retour direct des utilisateurs ou des acteurs du workflow pour optimiser et faire évoluer progressivement l'efficacité des processus de l'entreprise (l'un des premiers objectifs du BPM).
1.3. Les solutions possibles
1.3.1. K2.Net
Société partenaire de Microsoft, Elle offre des solutions clés en main pour les outils .Net et Microsoft en général. Utilisera dans sa prochaine version un support WWF. Outillage puissant mais contraignant. Il s'agira en fait plutôt d'une surcouche encapsulant les possibilités offertes par WWF pour offrir des BPM clés en main aux sociétés.
http://www.k2workflow.com/Default.aspx
1.3.2. flowchart.Net
Une librairie a 800 euros (avec Source) qui permet de créer des workflow de manière graphique assez facilement. Le Hic ? il y'en a un de taille : il n'y a pas d'engine. En fait, pour parler en termes MVC(modèle vue contrôleur) on obtient ici que la vue. Il faudra donc créer l'engine « à la mano ». A n'utiliser que dans le cadre de besoins bien précis.
http://www.mindfusion.org/flowchart-net-pro.htmlhttp://www.mindfusion.org/flowchart-net-pro.html
1.3.3. W4 (World Wide Web Workflow)
Porte une attention particulière au caractère fortement itératif des projets BPM (Business Process Management), en partant du principe de base qu'il faut améliorer progressivement, et de façon continue, les processus existants. Les solutions offertes par cette société visent donc à offrir un ROI (Return On Investisment) particulièrement élevé. Il s'agit là d'un acteur sûr du marché, et sans doute du plus expérimenté et Français.
http://www.w4global.com/
 
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